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PNL OU PROGRAMMATION NEURO LINGUISTIQUE :
 
 
 
P.N.L. BANDLER GRINDER DILTS

 

La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de modèles et de techniques de développement personnel originaires des États-Unis et destinées à améliorer la communication entre individus et à s’améliorer personnellement. Elle peut être employée dans des cadres personnels, ou d’entreprises. Le terme a été inventé par John Grinder et Richard Bandler dans les années 1970 et s’inspire du travail d'autres psychothérapeutes, dont Milton EricksonVirginia Satir et Fritz Perls.

 

.

Histoire :

Fondée sur les travaux de John Grinder et de Richard Bandler, la PNL est issue de la pratique de trois thérapeutes :

Son étude a débuté dans les années 1970 aux États-Unis, dans le cadre de leurs études de psychologie à l’université de Santa Cruz (Californie) où John Grinder enseignait la linguistique.

Avant de s’intéresser à la formulation des pratiques de la PNL :

  • John Grinder était linguiste disciple de Noam Chomsky 
  • Richard Bandler était informaticien et mathématicien avec une spécialisation en intelligence artificielle. Lorsqu’il rencontre Grinder, il valide une 4e année en psychologie au Kresge College de l’Université de Santa Cruz.

 

Principes :

La Programmation est le mot programme qui fait référence à l’ensemble de nos automatismes, qu’il s’agisse d’automatismes cognitifs, émotionnels ou comportementaux.

Neuro est le mot en référence aux neurones, à notre système nerveux central et notre système nerveux périphérique. Ils établissent des corrélations, utiles ou nuisibles, entre nos perceptions.

Linguistique se réfère au langage qui nous permet de communiquer et de structurer notre pensée; il véhicule notre culture.

 

Selon la PNL, ce que quelqu’un fait, une autre

personne peut le faire (présupposé de la PNL).

Ses créateurs se positionnent ainsi :

« Nous ne sommes pas des psychologues,

nous ne sommes pas non plus des théologiens

ou des théoriciens. Nous n’avons pas d’idée à

propos de la nature "réelle" des choses, et cela

ne nous intéresse pas particulièrement ».

Même si les fondateurs ne considèrent pas leur

domaine d'étude comme une science, ils

utilisent un langage scientifique et des

références scientifiques pour en déduire des

techniques.

Objectifs :

Son rôle :

 

  • « Observer » des compétences et les approprier 

 

  • les « décoder » 

 

  • les « expérimenter » pour créer : des modèles efficients.

 

Ces « modèles » constituent ensuite une base

aidant à une démarche de progression

épanouissante.

 

Les modèles visent à faciliter :

 

  • une connaissance de soi 

 

  • un accès aux ressources présentes et déjà

 

acquises par la personne 

 

  • la création de nouvelles ressources 

 

  • la transposition d’une ressource d’un contexte (personnel par exemple) à un autre (professionnel par exemple).

 

La dynamique s’articule :

 

  • à partir d’un « état présent » 

 

  • allez vers un « état désiré » 

 

  • en utilisant les « ressources » passées, présentes, et à venir (imagination) de la personne 

 

  • en utilisant des techniques héritées des thérapeutes américains (notamment Milton Erickson)

 

Robert Dilts a été modélisé le 14 mars 2005 à

Montréal sur sa qualité d’être dans la relation.

Cette modélisation a permis de proposer quatre

nouveaux présupposés à la PNL de troisième

génération :

 

- « Toute personne peut rejoindre le territoire ».

 

 - « L’identité d’une personne est belle et

paradoxale ».

 

- « Être en relation profonde, avec moi et avec

la personne, permet de voir et de promouvoir la

beauté de cette personne ».

 

 - « Le corps et le mental sont reliés à un

champ plus large ». Au-delà du processus et

du contenu, les rituels de changement offert par la PNL de 3e génération, s’intéressent aux

contenants et aux champs présents dans

l’expérience.

 

On estime qu’une thérapie ne doit pas durer

plus de six mois, au-delà de cette durée le

praticien PNL se devant d’essayer autre chose

ou d’orienter le patient vers un autre

professionnel plus adapté, voire vers

un psychiatre en cas de problèmes lourds et

résistants, de préférence en essayant

d’organiser un passage de relais des

informations.

Les présuppositions de la PNL :

La PNL repose sur un certain nombre

de présuppositions qui fondent et expliquent

la méthode d'analyse et de modélisation. Les

outils, modèles ainsi que l’éthique sous-

tendant la PNL en découlent. En philosophie,

une présupposition se distingue radicalement

d'un dogme.

 

Ces présuppositions ont été progressivement

formulées et affinées lors des travaux de

développement de la PNL. Elles résultent d’un

processus de choix pragmatique et

représentent un cadre méthodologique ainsi

qu’une aide pour sa pratique quotidienne.

 

Les présuppositions de la PNL se répartissent

en deux grandes catégories. La première

catégorie est inspirée de la sémantique

générale, la deuxième est inspirée de

la cybernétique.

 

La carte n'est pas le territoire :

 

Il existe une différence irréductible entre une

présumée réalité et l'expérience par un

organisme de cette réalité (reprenant l'idée

de PlatonKorzybski comparait ce rapport

entre celui d'un objet et sa projection).

 

Chaque personne possède sa propre carte du

monde - dont l'élaboration est déterminée par

sa morphogenèse et son histoire personnelle.

 

Aucun modèle du monde n'est plus "vrai" ou

"réel" qu'un autre.

 

Plus que par le territoire ou la "réalité", les

choix d'un individu sont limités par ses

modèles du monde et les réponses possibles

qu'il en connaît.

 

Des modèles donnant accès à davantage de

choix, ou à des choix plus riches, peuvent se

révéler fructueux.

 

Chacun bâtit son modèle du monde au travers

de son système nerveux.

 

Les cartes du monde sont similaires à des

agencements de petits programmes neuro-

linguistiques.

 

Beaucoup de comportements résultent de

séquences et de combinaisons de patterns ou

schémas neurologiques.

 

Si le pattern est présent alors le

comportement est présent ; si le pattern est

absent, alors le comportement est absent.

 

Une personne ne peut pas ne pas répondre à ses propres processus internes.

 

Des patterns neurologiques consistent en des

entrées de perceptions sensorielles et sont

stockées au travers de nos systèmes de

représentations (VAKOG = Visuel, Auditif,

kinesthésique, Olfactif et Gustatif).

 

Les représentations générées par des sources

externes (mémoires) et celles générées par

des sources internes (imagination) partagent

la même neurologie et ont donc le même

impact comportemental.

 

La connaissance, le sens, les pensées, etc.

sont le résultat de computations internes qui

consistent en chevauchements

(synesthésies), corrélations (équivalences

comportementales) et connections

(associations) entre des systèmes de

représentations.

 

Le changement et la communication sont le

résultat d'altérations ou d'accès à ces

connections, corrélations ou

chevauchements.

 

L'esprit et le corps forment un système cybernétique :

 

Pour chaque pattern neurologique, il existe

une manifestation comportementale co-

occurrente et vice-versa.

 

Nous ajustons la valeur du signal de

l'information dans nos systèmes de

représentation aux travers d'altérations

comportementales ou d'accès oculaires.

 

Les programmes neurologiques fonctionnent

sous forme de boucles de feed-back (TOTE)

plutôt que sous forme d'arcs reflex linéaires

de stimulus-réponses.

 

Le comportement est plus orienté objectif

(téléologique) plutôt que déterminé par le

stimulus (déterministe).

 

Un pattern d'association (ancres) peut être

établi par une seule expérience par contraste

avec une répétition linéaire.

 

Il existe une interaction "neuro-linguistique"

profonde entre le langage et nos modèles

neurologiques du monde.

 

Le langage est un Méta-modèle de nos

modèles du monde.

 

Le langage est un moyen de coder et de

séquencer ces représentations sensorielles; il

est donc une expérience secondaire (structure

de surface) - un pas en deçà de notre

expérience primaire (structure profonde).

 

La plus grande qualité d'information que

nous pouvons obtenir d'une autre personne

est comportementale plutôt que verbale.

 

Le langage est un système de représentation

qui est produit par la même neurologie qui

produit nos systèmes de représentations

sensoriels. De ce fait, les mêmes principes de

structure se retrouvent dans le langage tout

comme dans les systèmes de représentations.

 

Les capacités individuelles sont fonction du

développement et du séquençage des

systèmes de représentation.

 

Certains systèmes de représentations sont

plus appropriés ou utiles que d'autres pour

certaines fonctions.

 

Les gens ont tendance à développer et

valoriser certains systèmes de

représentations pour certaines fonctions.

 

La quantité de compétences, ressources et

capacités que nous avons est directement

proportionnelle au degré de développement

de nos systèmes sensoriels.

 

Comme les êtres humains partagent les

mêmes systèmes de représentations de base

il est possible pour tout être humain

d'organiser et d'accéder à ses représentations

de façon à recréer ou approcher tout

phénomène humain. Il est donc possible de

modéliser et de transférer toute compétence

humaine d'une personne à une autre.

 

Les gens possèdent déjà toutes les

ressources nécessaires (au moins

potentiellement) pour agir efficacement. Le

changement vient de la libération et du

déclenchement des ressources appropriées

(ou de l'activation de la ressource potentielle)

pour un contexte particulier en enrichissant le

modèle du monde individuel.

 

La santé mentale est fonction de la capacité à accéder à toutes les capacités représentationnelles de telle sorte que la personne puisse répondre adéquatement à une variété de contextes et d'environnements.

 

La conscience est un phénomène limité.

Les individus peuvent maintenir sept plus ou moins deux "éléments" d'information dans leur conscience à chaque instant.

Le type d'élément va déterminer comment une expérience est ponctuée.

 

Congruence de codage :

 

Plus les relations entre les éléments de la

carte reproduisent les relations de l'objet

cartographié, plus la carte sera efficace et

écologique. (Par exemple si des relations

linéaires sont utilisées pour représenter

quelque chose qui présente des relations

systémiques, le modèle sera peu efficace et

peu écologique).

 

Les interactions biologiques sont

systémiques (cybernétiques) plutôt que

linéaires.

 

Les interactions humaines forment des

systèmes cybernétiques

 

Les interactions humaines ne sont pas

fonction de chaînes linéaires de stimulus-

réponse mais de boucles systémiques

de feedback.

 

On ne peut pas ne pas communiquer.

 

Aucune réponse, expérience ou

comportement n'a de sens en dehors du

contexte dans lequel il a émergé et dans le

contexte de la réponse qu'il déclenche.

 

Tout comportement, expérience ou réponse

peut agir comme ressource ou limitation en

fonction de la séquence, ponctuation ou

contextualisation.

 

Il n'y a pas d'erreurs, mais des objectifs; il n'y

a pas d'échec, mais du feedback.

 

Les systèmes cybernétiques sont orientés

vers l'adaptation.

 

Le but de tout comportement est adaptatif

(possède une intention positive) - ou fut

adaptatif dans le contexte où il fut établi à

l'origine.

 

Les systèmes cybernétiques sont organisés

en différents niveaux logiques de structure.

 

Les règles de changement et de renforcement

d'un niveau ne seront pas semblables à celles

d'un autre niveau. Ce qui est positif à un

niveau peut être négatif à un autre niveau.

 

Il est important de trier les différents niveaux

des interactions, Il est utile de séparer les

comportements de l'identité - de séparer

l'intention positive, fonction, croyance, etc.

qui génère le comportement du

comportement lui-même.

 

Le changement le plus écologique provient

du fait de répondre à l'intention du

comportement et non à l'expression du

comportement lui-même.

 

Tout changement de comportement doit

préserver les sous-produits positifs de l'état

présent.

 

Les gens font le meilleur choix qui leur est

possible tenant compte des possibilités et

capacités qu'ils perçoivent comme leur étant

disponible à partir de leur modèle du monde.

 

Tout comportement aussi brutal, fou ou

bizarre qu'il puisse sembler, est le meilleur

choix pour cette personne à ce moment étant

donné son modèle du monde. Si on lui fournit

de meilleurs choix (dans le contexte de son

modèle du monde) la personne le choisira

automatiquement.

 

Le sens de la communication est donné par la

réponse qu'elle déclenche, quelle que soit

l'intention du communicateur.

 

Loi de la variété requise :

 

La part du système qui présente le plus de

flexibilité sera l'élément catalyseur ou

contrôleur du système.

Dès qu'il existe des comportements que vous

ne pouvez pas générer, il existe des réponses

et donc des objectifs que vous ne pouvez pas

produire.

 

Si ce que vous faites ne déclenche pas la

réponse que vous recherchez, alors continuez

à varier vos actions jusqu'à déclencher la

réponse désirée.

 

Les comportements efficaces sont organisés

en TOTE (Test-Operation-Test-Exit).

 

Les comportements ont un objectif futur fixe.

Ils ont les évidences sensorielles nécessaires

pour déterminer de manière efficace la

progression vers l'objectif.

Ils ont un ensemble de moyens variables pour

aller vers l'objectif et la flexibilité

comportementale pour implanter ces choix.

 

Techniques de bases :

L'ancrage :

 

Le processus dit d’ancrage est un processus

simple et naturel qui consiste à associer un

état interne (émotion, ressenti) à un stimulus

externe d’au moins un des cinq sens (ouïe,

vue, odorat, toucher, goût). Ensuite la simple

existence du stimulus suffit à faire revenir

présent à l’esprit toute l’expérience, et ceci

qu’elle soit bonne ou mauvaise !

 

L’exemple le plus célèbre d’ancrage est un

ancrage olfactif décrit par Marcel PROUST.

L’auteur décrit comment tous les souvenirs de

son enfance reviennent à son esprit alors qu’il

déguste une madeleine comme celles qu’il

appréciait étant enfant ! (cf. À la recherche du

temps perdu)

 

La PNL a modélisé ce mode d’association que

notre cerveau connait pour en faire un

processus conscient et très rapide.

 

Le Swish Pattern :

 

L’outil du Swish Pattern (Bandler R., 1985) est

en fait un procédé mis au point pour rompre un

enchainement de pensées qui mène à un

comportement non désiré. La personne voulant

modifier son comportement est invitée à

visualiser un élément qui précède l’apparition

du comportement, et à basculer (swish) sur

une image représentant l’état obtenu avec le

comportement souhaité. L’effet est renforcé si

on peut associer à l’image un son ou une

odeur etc.

On donne l’exemple du fumeur qui veut se

défaire de son geste. On lui demandera

de voir sa main approchant la cigarette de sa

bouche avant qu’elle soit allumée, puis de

remplacer l’image de cette main par une image

créée par son esprit qui le représente non

fumeur (en bonne santé, ou avec du souffle ou

encore sentant la nature…).

Le recadrage :

 

Le concept du recadrage existait avant la PNL

avec notamment les thérapeutes qui ont servi

de modèles : Virginia SatirFritz Perls et Milton

Erickson.

Le recadrage est une occasion présentée par le

thérapeute de « considérer un autre point de

vue » et par là même de donner un autre sens à

l’expérience vécue. Le sens de l’expérience

étant changé, les réactions seront modifiées

tant du point de vue des pensées que de celui

du comportement. Le recadrage peut porter sur

les présupposés, sur le contexte, ou sur les

valeurs.

Le roman « Alice au pays des merveilles » est

un enchainement de recadrages de chaque

type.

Le recadrage en six étapes :

 

Le recadrage en six étapes ou en six pas est un

protocole utilisé pour aider une personne à

trouver au fond d’elle-même une solution

lorsqu’elle « balance » entre deux attitudes ou

deux comportements apparemment

inconciliables. La démarche consiste d’abord à

lui faire prendre conscience de l’intention

positive sous-jacente à chacune des options.

Ensuite on l’amène à imaginer ou à créer une

solution qui la satisfasse pleinement. Une

dernière étape consiste à vérifier avec la

personne que la solution envisagée est

compatible avec ses choix personnels et ses

valeurs.

Le PREM :

 

Précis : définition claire du contexte. 

Réaliste : dans le domaine du possible (à l'opposé de vouloir aller sur Mars demain matin.) 

Écologique : il faut que ce soit bon pour la personne. 

Mesurable : se donner une date possible de départ.

 

Les niveaux logiques :

 

Représentent un modèle créé par Robert Dilt, à

partir des Travaux de Gregory Bateson. On y

considère qu'un problème, situé à un certain

niveau, pourra trouver une solution si on se

place au niveau du dessus. Car les niveaux

plus élevés ont un impact sur ceux du

dessous. Voici ces niveaux, du plus global au

plus ciblé.

 

  • Spirituel (ou niveau d'Appartenance)
  • Identité
  • Valeurs et Croyances
  • Capacités
  • Comportement
  • Environnement

 

Le méta-modèle :

 

Le Métamodèle sert d’une part à mettre en

évidence les mécanismes linguistiques utilisés

par le sujet pour transformer son expérience

sensorielle en langage, et d’autre part à

enrichir le modèle du monde du sujet par le

questionnement des figures linguistiques

spécifiques, et enfin restaurer l’expérience

sensorielle initiale.

 

Les trois catégories du Métamodèle sont

l’Omission, la Généralisation, et la Distorsion.

 

Le Métamodèle aide ainsi les individus à

retrouver les informations perdues, à les

intégrer dans leur expérience interne et à

redessiner ainsi une nouvelle carte cognitive.

Le problème étant moins l’événement que la

représentation qui en a été faite.

Une fois que le modèle interne est enrichi, la

personne est capable de fonctionner de façon

plus efficace.

 

La négociation des parties :

 

Le processus de négociation des parties est

comparable au recadrage en six étapes avec

notamment les différences suivantes :

 

  • la personne concernée n’est pas hésitante

mais plutôt « déchirée ».

  • il peut y avoir plusieurs choix bien

différents.

 

Le succès de ce protocole repose en premier

lieu sur la capacité à reconnaître la fonction

positive de chacune des « parties » et à établir

une sorte de dialogue entre chacune.

Le modèle de la négociation des parties est

similaire à certaines des pratiques de thérapie

familiale.

 

La dissociation simple :

 

L'état dissocié se caractérise par le fait que, sur

son écran mental, la personne en état modifié

de conscience, se voit en train d'agir. Cela se

rapporte à la vue à la troisième personne d'un

jeu vidéo. Son opposé est l'état associé, la

personne voit alors à travers son propre

regard, à la manière de la vue subjective d'un

jeux vidéo.

La dissociation est le passage de l'état associé

à l'état dissocié. La dissociation est un moyen

de séparer une personne de son ressenti car la

dissociation coupe le canal Kinesthésique La

dissociation simple est notamment utile dans

le traitement des traumatismes.

 

La double dissociation :

 

La technique de la double dissociation a été

très pratiquée par Richard Bandler et est

décrite dans son livre « Un cerveau pour

changer ». Elle concerne des personnes

souhaitant se défaire d’un ressenti très

« négatif » à propos d’une situation réellement

vécue, par exemple une phobie. La personne

est invitée à se voir en train de se voir revivre

son traumatisme. Spectatrice d'une elle-même

spectatrice de son propre souvenir.

 

Richard Bandler conduit son patient à imaginer

une situation dans un cinema où il serait

l’acteur, le spectateur et le projectionniste, en

se plaçant du point de perception du

projectionniste.

 

Dans le cadre de la communication :

 

Notre relation avec le monde extérieur passe

nécessairement par au moins l’un de nos cinq

sens. Au fil du temps chacun d’entre nous

favorise un ou deux des cinq sens. Nous avons

tous un mode de communication spécifique et

notre expression reflète cet état de fait.

La PNL replace les cinq sens en canaux de

communication. C’est ce que rappelle le

sigle V.A.K.O.G.

  • V : visuel
  • A : auditif
  • K : kinesthésique
  • O : olfactif
  • G : gustatif

Le kinesthésique fait référence au toucher mais

aussi à tout le ressenti que l’on peut avoir par

le corps. Dans ce sens l’olfactif et le goût sont

souvent abordés comme du kinestésique,

même si les vocabulaires spécifiques peuvent

être très différents (ce sont nos sens qui nous

mettent en relation avec notre environnement).

 

Visuel :

 

Est qualifié de « visuel » quelqu’un qui

privilégie le sens de la vue pour organiser son

expérience et pour communiquer. Il retrouve

ses souvenirs par l’impression visuelle qu’il en

a et il s’exprime avec un vocabulaire lié à la

vision. (Par exemple : « J’imagine que… » ou

encore « Je vois bien que… » et enfin « c’est

clair  »).

 

Auditif :

 

Quelqu’un qualifié d’« auditif » privilégie les

perceptions auditives pour organiser et

accéder à son expérience. Quelqu’un qui

privilégie le canal auditif associera volontiers

un numéro de téléphone à une rengaine par

exemple. Il emploie un vocabulaire de registre

auditif. (Par exemple : « J’entends bien… » ou

encore « Ce que vous me dites fait écho à… »)

 

Kinesthésique et aussi Olfactif, Gustatif :

 

Les « kinesthésiques » sont ceux qui d’une

façon générale utilisent leur ressenti physique

(mouvements, postures, équilibres) pour

organiser leur expérience et y accéder.

Le vocabulaire privilégié alors fait référence à

ces domaines : « Garder les pieds sur terre… »,

« Je me prends la tête… » ou « Cet exemple est

frappant ! » et encore « C’est tout bon ! » ou « il

n’est pas en odeur de sainteté ».

 

Exemple :

Il n’y a bien sûr pas de bon et de mauvais

canal.

L’illustration pourrait être celle d’un danseur

qui mémoriserait sa chorégraphie :

  • par la « partition » s’il est visuel,
  • par la musique sur laquelle il danse s’il est auditif,
  • par ses appuis et la force qu’il fournit s’il est kinesthésique.

Dans chacun des cas en discutant avec un ami

de son spectacle, il dirait :

  • à la troisième mesure je fais …
  • au moment où le piano reprend …
  • et là je tourne … et puis je glisse ( mime ) …

Synchronisation des mouvements :

 

Si vous faites les mêmes mouvements ou si

vous prenez les mêmes attitudes que votre

interlocuteur, il va ressentir une sympathie et

un accord grandissant pour vous.

La danse en couple est l’exemple le plus

parlant de synchronisation des mouvements :

même rythme, même fluidité et gestes se

« correspondant » plus que « s’imitant ». La

synchronisation ne suppose pas une position

dominante mais plutôt un échange. C’est un

témoignage non verbal de l’acceptation de l’un

par l’autre.

 

Synchronisation de la parole :

 

La synchronisation verbale relève du même

témoignage d’acceptation que la

synchronisation des mouvements. Cet accord

concerne tout autant le débit de la parole, la

force de la voix et sa hauteur (plutôt grave ou

plutôt aigüe par exemple) que les formules

employées.

Cette capacité à s’accorder est très naturelle :

les enfants imitant leurs parents ou les jeunes

couples en sont deux familles d’exemples plus

que courants !

 

PNL : Un nom ? 

 

"Programmation Neuro-Linguistique" est le

rassemblement de trois mots se rapportant à

trois domaines scientifiques dont les deux

premiers étaient émergents et très à la mode au

moment de sa création :

  • Programmation : le mot "programmation"

fait penser à l'informatique. Pourtant les

inventeurs de la PNL ne traitent pas

d'algorithmie, ni de traitement numérique. Ils

tentent sous quelques approches de faire un

parallèle entre le cerveau et un ordinateur, mais

il ne s'agit là que d'un modèle parmi d'autres

qu'ils nous présentent.

 

  • Neuro : le mot "neuro" fait penser à

la neurologie. La neurologie est un domaine de

la médecine étudiant le système nerveux et le

cerveau. Les inventeurs de la PNL s'intéressent

plutôt au comportement d'un individu. Ici,

nous avons un problème d'échelle, comme si

on estimait qu'un fabricant de briques pouvait

remplacer un architecte, et réciproquement :

même si un bon architecte et un bon fabricant

de briques sont essentiels pour faire une

bonne maison, chacun de ces deux

spécialistes n'a pas besoin de connaître en

quoi consiste le métier de l'autre.

 

  • Linguistique : le dernier mot est

"linguistique". Le linguiste se contente de

décrire une langue, sans vouloir la normaliser

ni en conseiller un quelconque usage. Les

inventeurs de la PNL fournissent des outils

comme les commandes embarquées et le

principe visuel-auditif-tactile selon lequel on ne

communique pas de la même manière selon les

personnes. Les inventeurs de la PNL donnent

des conseils dans l'emploi de la langue mais

ne la décrivent pas.

 

Vu son domaine d'application, la PNL ne relève

pas de ces trois domaines mais plutôt de la

psychologie appliquée à l'entreprise, voire de

temps en temps de la sociologie.

Les descriptions données par les livres traitant

de la PNL, censées définir ce qu'est la PNL,

sont évasives. La présentation du domaine

d'application de la PNL est floue, alors que ses

inventeurs nous présentent clairement de la

psychologie et du développement personnel.

D'après les inventeurs eux-mêmes, le flou

autour du domaine d'application de la PNL est

voulu pour pouvoir l'étendre à volonté.

 

Nature scientifique :

 

Les inventeurs de la PNL réfutent pour leur part

le qualificatif de "pseudo-science" en estimant

qu'il n'ont jamais voulu que la PNL soit une

science.

 

Les diplômés de la PNL se nomment

"praticien".

 

L’interprétation psychologique proposée par la

PNL se fonde en grande partie sur l’étude de la

parole et de la gestuelle. On pense au

simplisme des mouvements oculaires . Dans ce

cadre, chaque mouvement est relié à une

interprétation univoque.Dilts et Delozier

précisent que « Il y a un lien entre la PNL et

d’autres courants de la psychologie, car la PNL

se dessine à partir de la neurologie, de la

linguistique et des sciences cognitives. 

L’objectif de la PNL est de synthétiser un grand

nombre de modèles et de théories

scientifiques.

L’une des valeurs de la PNL est de mettre

ensemble différents types de théories dans une

seule structure". […]

Pour le Webster’s Dictionnary,

une science est toute branche ou département

d’une connaissance systématisée considérée

comme un champ distinct d’investigation ou

objet de recherche ; comme, la science de

l’astronomie, de la chimie, ou de l’esprit.

En considérant cette définition,

la Programmation Neuro-Linguistique pourrait

être considérée comme la science de

l’expérience subjective et de l’expérience

sensorielle.[…] La perspective PNL de la

science est fortement influencée par les travaux

de Gregory Bateson. »

 

Programmation :

 

Un autre versant de la PNL comprend la notion

de programmation, empruntée à l’informatique.

Se fondant sur des acquis psychologiques

indiscutables, certains de nos comportements

sont automatiques, l’hypothèse de base de la

PNL permet de dire que certains de ces

automatismes sont immuables pour une

personne donnée dans un contexte donné. Il

faut alors déterminer les gestes qui sont

représentatifs de la pensée. Une des premières

questions étant de savoir si la personne est

droitière ou gauchère.

À ce sujet, le psychiatre Édouard Zarifian

écrit : « Le changement existe dans les

comportements psychologiques humains : cela

s’appelle l’adaptation aux circonstances ».

L’adaptativité est une autre notion bien étayée

de la psychologie, mais certains hommes en

sont incapables faisant deux des hommes

machines pensantes ; n’agissant qu’à travers

des recettes immuables.

Dans Encyclopedia of Systemic-Neurolinguistic

Programming (page 850), il est précisé : 

« L’aspect programmation de la PNL est basé

sur l’idée que les processus d’apprentissage,

de mémorisation, et de créativité de l’humain

sont une fonction de programmes -

programmes neuro-linguistiques qui

fonctionnent plus ou moins efficacement pour

accomplir des objectifs particuliers.

Le résultat, pour les êtres humains, est qu’ils

interagissent avec le monde qui les entoure au

travers de leur propre programmation. Chaque

humain répond aux problèmes et approche de

nouvelles idées en s’accordant au type de

programmes mentaux qu’il a établi - et tous les

programmes ne sont pas égaux. Certains

programmes ou stratégies sont plus efficaces

pour accomplir certains types d’activités plutôt

que d’autres.

Il y a des liens entre la PNL et d’autres courant

de la psychologie car la PNL se dessine à partir

de la neurologie, de la linguistique et des

sciences cognitives. »

 

Des concepts fondateurs :

 

La PNL s’appuie sur de nombreux modèles,

enseignés et reconnus par la communauté

scientifique lors de sa formation (à la fin des

années 1970 et au début des années 1980). La

PNL n’a jamais questionné ses présupposés -

c’est une discipline pratique, orientée vers

l’application et non la spéculation - elle fait

aujourd’hui référence à des résultats datés.

ETHIQUE :

 

"On ne peut manipuler personne vers des

objectifs qui lui seraient nocifs (la PNL utilise

le terme « anti-écologique ») et une grande

partie du travail du praticien est de déterminer

l’écologie des demandes ou des objectifs du

patient".

 

Par exemple, un patient demande d’arrêter de fumer. Il se peut que ce comportement ait été constitutif de la formation de sa personnalité adulte lors de son adolescence. Il est donc nécessaire de prendre en compte l’écologie psychique de ce comportement médicalement nocif pour faire revenir le patient sur sa décision passée de se mettre à fumer pour par exemple s’opposer à ses parents et s’affirmer en tant qu’adulte. Le praticien pourra proposer des techniques pour ce faire mais ne pourra pas remplacer la décision d’arrêter de fumer du patient. C’est notamment le cas si ce dernier est venu sous la pression de son entourage et pas de lui-même...
 
Interprétations supposées des mouvements occulaires : 
 

On considère en PNL que chacun organise son

espace mental selon diverses « ligne du

temps » qui sont de formes variées mais fixes

dans un laps de temps donné pour un type

d’expérience donné.

Ces lignes vont de ce qui est remémoré à ce

qui est construit dans une forme de

préplanification du futur.

Ces lignes du temps peuvent varier au cours de

l’existence et connaissent généralement des

inflexions dans les points du « passé » (ou,

plus exactement, partie remémorée) qui

permettent la visualisation d’événements ou

expériences difficiles, de même des inflexions

peuvent apparaître sur la partie « future » (ou,

plus exactement, partie construite) d’une ligne

si la personne s’attend à une expérience

difficile ou n’a pas complètement assimilé des

événements graves étant arrivés à des proches

à des âges plus avancés que celui du patient.

 

Il arrive souvent en France que les droitiers

présentent une ligne du temps « préférée »

plus ou moins rectiligne allant de leur gauche

vers leur droite, ce qui fait que certains

décrètent abusivement que la nature de droitier

ferait que le souvenir implique des

mouvements en particulier oculaires vers la

droite et des mouvements imaginés ou

construits vers la gauche tel que présentés

dans les techniques.

 

Toute modification dans une ou des lignes du

temps peut modifier la gestuelle de façon

notable.

.